L’animation dessinée, redécouvrir un formidable champs d’expérimentation.

A force de travailler en numérique, les animateurs ont tendance à oublier l’extrême créativité que procure la pratique de l’animation au crayon, il nécessite bien sur une pratique rigoureuse et coordonnée de plusieurs compétences; préparation des intentions et de l’acting ,une grande pratique du dessin, un sens de la profondeur, le timing et le dosage de l’animation, mais également un sens créatif qui fait la différence entre faire bouger et donner vie.

Toutes cela est réuni dans les animations de Milt Kahl, l’un des Nine Old Men, animateurs fondateurs de Disney et de son école d’animation. De tous c’est celui qui a poussé à son extrême raffinement les techniques.

Cette animation de Mowgli est caractéristique de la façon dont est exploité le timing avec un rythme général régulier dans la première partie avec une rupture au dessin 95 où le personnage face à la difficulté et le danger de la chute, change sa technique de grimpe en adoptant la technique des petits pas puis celle du piston pour progresser et c’est avec cette dernière que l’animateur trouve des solutions particulièrement créatives, tout en garantissant une approche réaliste que nécessite ce type d’anim.

Du dessin 105 à 147, Milt Khal introduit des effets de raccourcis cartoon du buste et du bassin du perso, avec un chevauchement de forme (overlap)., pour donner une dynamique bien plus forte que s’il avait appliqué des considérations anatomiques. tout y  est ! l’effet burlesque inattendu, la vitalité du petit garçon espiègle et ses tentatives métaphoriques pour grandir.

la seconde animation toujours tiré du livre de la Jungle, film historique des studios Disney, est une belle illustration de l’économie de mouvement pour accentuer l’expressivité de l’animation,en opposant les rythmes et le timing. La qualité dans la gestion des différents rythmes permettent d’accentuer le caractère et la vie de chacun des personnages en confrontation. En  s’opposant à l’agitation inquiète de Mowgli, le flegmatisme du roi Louis prend tout son relief, il est capable de continuer à chanter tout en faisant plusieurs choses à la fois tel un être omnipotent contrôlant l’ensemble de sa communauté. le passage de la banane dans le bec de Mowgli est un must dans la clarté du geste avec une silouhette parfaite, sa préparation et l’exécution  du cérémonial.

https://vimeo.com/88448737

La rupture du rapport papier avec l’irruption de la 3D et le développement d’outils d’assistance à la création ont entrainé la perte d’un certain nombre de pratiques et de connaissance de l’animation conduisant à une forme de destruction de savoir que les machines ont pris en charge pour l’industrialisation des processus de production d’image, celle ci tout comme l’industrie en générale subit les mutations de la technologie  et de la division des tâches et le concept de prolétarisation du technicien.

Il ne s’agit pas d’opposer tradition et modernité mais d’obliger les animateurs tout comme l’ensemble des artistes techniciens du film d’animation d’avoir une approche anthropologique de leur métier, pour comprendre qu’ils ne doivent pas perdre de vue certaines techniques dans leur apprentissage et leur pratique du métier d’animateur. Trouver une respiration entre technique artisanale et numérique. Tout un rapport au monde en général, histoire de nous ramener à notre condition d’humain.

tumblr_o4qwy91i6C1rc3pqko1_1280

Dans le film « Merlin l’Enchanteur » La confrontation de Merlin et  de moustique illustre toute la difficulté du rapport du maitre à élève, avec notamment la difficulté pour Merlin à transmettre l’art de la Magie à un apprenti pas forcément au top de la concentration et de l’ouverture.

tumblr_o4qyzdBBzm1rc3pqko1_1280

le rapprochement avec l’apprentissage de celui de l’animation ont des similitudes troublante que Milt Kahl a exploité dans la confrontation des deux personnages. Richard Williams un autre grand animateur formé par Milt témoigne également de cette difficulté de transmettre un art qui s’apparente parfois à une forme de sorcellerie…

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans PORTFOLIO

LA SOCIOLOGIE A LA SOURCE DU ROMAN.

71wvpgnuial
Voilà un livre passionnant à adapter en bd, tant sa lecture a fait surgir en moi et sur le papier une succession d’images et l’envie de le restituer à travers un récit dessiné, une Bd, un texte illustré? j’y pense en tout cas, mais la tâche est difficile tant le texte est puissant.
Une série de 5 émissions est à peine suffisant pour faire le tour du bouquin   «L’établi ». Celui  d’un sociologue original , Robert Linahrt, élève à Normale sup de 1963 à 1968, militant de la Gauche prolétarienne au côté de Béni Lévy.  les émissions font une large place à aux extraits du livre lus par Samy Frey particulièrement inspiré dont la voix est d’une troublante ressemblance avec celle de Robert Linarht que l’on entend à l’occasion d’entretiens dans la première et la cinquième émission de la série.
Ce bouquin est une synthèse entre étude sociologique, roman autobiographique et récit politique dont la force d’écriture oscille entre poésie du réel et description sociale inspirée.
C’est un retour au source, de ce qu’a pu être le roman au moment de son invention et sa description sociologique et politique des sociétés. Avec l’Éducation Sentimentale de Flaubert, Les Rougons-Macquarts de Zola ou plus proche dans l’engagement politique, la superbe trilogie autobiographique de Jules Vallès, l’enfant, Le Bachelier, l’insurgé.
Le récit est une fantastique plongée au cœur de l’usine, symbole de la révolution industrielle modèle de société construite sur la violence de l’exploitation.  Le double sens dans le titre introduit parfaitement le témoignage du Sociologue qui veut être au plus près de son sujet, l’ouvrier et sa condition mais aussi les doutes d’un intello inadapté manuel, impuissant à tenir les cadences et la violence de la chaine.
 L’Etabli, nomme d’abord la description de l’espace de travail de l’un des ouvriers sur la chaine, il y consacre de magnifiques pages. Cet ouvrier posté au redressage des portières a conçu son propre établi pour maitriser son travail et le temps que lui vole la Chaîne.  Les ingénieurs et La maitrise de l’usine finiront par lui supprimer et le remplacer par un outil standardisé par les ingénieurs, laissant l’ouvrier désemparé.
Illustration de la « prolétarisation » et la dépossession définitive du savoir ouvrier et la préfiguration de l’automatisation de la chaine, et la volonté du capital de faire disparaitre le travail et le geste ouvrier. transformer définitivement le travail vivant en travail mort, selon l’équation du capital de Marx
Mais c’est également le mot qui désigne l’engagement de l’universitaire militant qui « s’établit » à l’usine au cœur de la machine capitaliste et du monde ouvrier qu’est l’usine.
La pratique a été théorisé au sein des mouvements révolutionnaires de la fin des années soixante sous l’ influence du Philosophe Marxiste, Louis Althusser .
Se placer au côté de la classe ouvrière en lutte action en se faisant embaucher, établir le contact, organiser un groupe au sein de l’usine puis la grève sur les chaines de montage  pour lutter.
produc10
Loin d’être un livre de théorie politique ou de catéchisme marxiste, on découvre un texte d’une grande profondeur qui  nous  livre l’aventure de l’universitaire devenu ouvrier et l’expérience sur la chaine aussi brutale, symbole de l’exploitation ouvrière.
L’embauche au petit matin, la marche le long de la seine dans une brume désespérante d’un hiver humide, les bus s’arrêtant et livrant leur ration d’ouvriers aux tourniquets de la cathédrale d’acier gris de Javel. Puis c’est la description saisissante du face à face de l’homme avec la chaîne.  l’intellectuel fait là l’expérience de la violence physique et mentale faites à l’ouvrier, et dans un dialogue intérieur nous fait partager ses doutes et ses peurs de ne pas être à la hauteur de l’épreuve, regardant incrédule les gestes précis obstinés de chacun des ouvriers.
Emmené à son poste de travail, dans le fracas métallique des portiques, le hurlement des chalumeaux , par un contremaitre dans une blouse aussi blanche immaculée que son visage et son tutoiement de mépris , au milieu de la multitude des travailleurs immigrés.
Dans cette musique informe et l’odeur de métal brûlé, Robert regarde Mouloud. Les clichés de son imaginaire de militant tombent; l’apparente immobilité de la chaine se mue bientôt en une terrible course contre le temps du travailleur pour ne pas « couler », image forte que les ouvriers ont trouvé pour décrire l’étouffement ressenti quand on ne peux tenir la cadence, rattrapé  par le poste suivant.
Et puis il y a la rencontre faites de méfiance puis de fraternité entre l’intellectuel et le peuple immigré recruté en masse dans les ateliers . Des pentes de la Kabylie ou du Riff, à celles des Balkans, ils alimentent la Machine de production lancée à plein régime au cœur des trente glorieuses.
Le rapport de force s’installe avec la direction de Mr Citron comme l’appelle Prévert, bien décidé à briser la grève qui s’organise.
L’excitation de la lutte. Malgré la fatigue que les maigres nuits ne peuvent soulager.
Les réunions à l’arrière des cafés ont lieu, les tracts sortent. Il y a aussi l’attente des fins de journée, la chaine va-t-elle s’arrêter ? on dresse l’oreille. les ouvriers vont-ils enfin comprendre que le pouvoir est entre leur mains.  Et même s’il y a la désillusion, la mise à l’écart puis le licenciement l’expérience reste pour Robert Linarht puissamment fondatrice.
Ce livre pose de manière concrète de l’utilité des luttes sociales et la certitude que tout cela a un sens face à discours extrêmement puissant de résignation.
Faire la jonction  entre intellectuels et ouvriers c’est l’enjeu historique principal d’un mouvement social puissant. Même si elle reste difficile elle est nécessaire entre intellectuels et travailleurs, petite bourgeoisie  et classe ouvrière. J’avais noté, il y a quelque temps, cette belle image dans une conférence gesticulée de Franck Lepage où la métaphore météorologique permettait de bien décrire ce processus: Quand La masse de savoir froid Universitaire rencontre la masse du savoir chaud des acteurs sociaux, il y a forcément orage Révolutionnaire.
 
 

Poster un commentaire

Classé dans NEWS

Un monument aux morts pas comme les autres…

Louis Barthas n’aurait pas renié les mots gravés sur le monument de Saint-Martin d’Estreaux (Loire). Dans les années 1920, une dizaine de monuments aux morts ont été édifiés pour exprimer clairement la révolte et le dégoût de la guerre, par exemple à Gentioux dans la Creuse, à Equeurdreville dans la Manche, à Riom dans le Puy-de-Dôme où à même été érigé un monument à la mémoire des fusillés de 1917 et enfin à Saint-Martin  dans la Loire.

Ces mots constituent un véritable manifeste de pacifisme militant et un farouche réquisitoire contre la guerre et ses horreurs dont Barthas a été l’acteur et le témoin comme plus de 73 millions de combattants.

ces monuments étaient toutefois très rare dans une période exacerbant le sentiment nationaliste et identitaire.

13-defile_19_vue_generale-w2

Toute la mémoire et la commémoration de la Grande guerre, dont les monuments aux morts sont l’emblème, se sont construite sur l’idéologie de  l’héroïsme viril et sacrificiel , tout en rejetant les autres victimes (fusillés pour l’exemple, soldats indigènes des colonies, prisonniers de guerre, populations civiles occupées)

Tout était fait pour cultiver et légitimer au sein de la population, une Paix revancharde et vengeresse symbolisé par le traité de Versailles et du Trianon qui scellait le destin tragique de l’Europe. L’occupation humiliante de la Rhénanie par l’armée Française a contribué au ressentiment et alimenté un nationalisme allemand blessé, que le nazisme a su instrumentalisé pour accéder au pouvoir et entrainer toute l’Europe dans un conflit mondial encore plus meurtrier.

Ruhrbesetzung

Louis Barthas militant socialiste Jauressien, a porté tout au long de sa vie, un engagement pacifiste très actif, prolongeant la promesse faites dans ses carnets de Guerre à ses camarades d’infortune:  « Souvent je pense à mes très nombreux camarades tombés à mes côtés. J’ai entendu leurs imprécations contre la guerre et ses auteurs, la révolte de tout leur être contre leur funeste sort, contre leur assassinat. Et moi, survivant, je crois être inspiré par leur volonté en luttant sans trêve ni merci jusqu’à mon dernier souffle pour l’idée de paix et de fraternité humaine »

Son intuition au moment des fraternisations en pleine guerre, lui font écrire « Qui sait ! Peut-être un jour sur ce coin de l’Artois, on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité entre des hommes qui avaient horreur de la guerre et qu’on obligeait à s’entretuer. » 

100 ans plus tard, un monument est inauguré à Neuville St Vast portant la citation prémonitoire, pour réhabiliter symboliquement des combattants ayant refusé l’espace d’un instant, l’absurde obligation de s’entretuer résumée dans cette citation de Paul Valéry.

« La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas »

 

2 Commentaires

Classé dans PORTFOLIO

En Impression

Le Barthas file en impression cette semaine, après un certain nombre de corrections numériques sur les textes, bulles typo et parfois dessin il a été décidé l’ajout de deux pages au dernier chapitre .

A la première relecture des épreuves du livre, il est apparu qu’il manquait dans le récit l’annonce de la fin de la guerre. Dans la sélection initiale on avait volontairement occulté ce moment , Louis après ces quatre années de cauchemar n’avait pas vécu comme une victoire, la signature de l’armistice mais plutôt comme une défaite de l’humanité – il avait laissé de nombreux camarades au front- et de l’internationalisme socialiste de Jaurès.     Il n’oublie pas que Jean Jaurès, opposé au vote des crédits de guerre et à l’union sacrée avait été la première victime du conflit. Son assassinat, le 31 juillet au café du Croissant avait mis un terme à son engagement politique pour éviter le déclenchement de la guerre et le sacrifice d’une grande partie des classes populaires.

L’annonce avait momentanément été une délivrance pour le million et demi de soldats mobilisés et reste un moment important dans la Grande Guerre et notre histoire collective.  On a donc finalement décidé de le réintégrer dans la chronologie du récit.

pour compléter et conserver la pagination, il a fallu rajouter une page, j’en ai profité pour mettre en scène le corbeau et refermer graphiquement et symboliquement le récit par là où l’on avait commencé, le corbeau qui accompagne Barthas tout au long du récit.

La parution est prévu mi septembre.

2 Commentaires

Classé dans PORTFOLIO

Génèse.

Les premières images des premiers mots sur un travail commencé à l’été 2014 et qui s’achève au coeur de celui de 2018. Un regard qui accompagne le soldats Barthas à cent ans d’écart.

Poster un commentaire

Classé dans PORTFOLIO

Projet Barthas: les planches se font tirées le portrait!

c’est un moment toujours délicat quand on fait de la couleur directe. Recevoir les originaux passées sous la lumière des scanners. On se retrouve avec un lien qui vous plonge en direct au cœur du bouquin. On fait défiler sur l’écran et on évalue la densité de l’ensemble, quand on fait l’album on sent que l’encrage, la mise en couleur varie, il y a des moments plus légers, plus aquarellés, d’autres qui ont particulièrement plus de matière, notamment sur le passage de Verdun.

Au final, les changements d’ambiance colle finalement à peu près aux différentes péripéties et épreuves traversées par Barthas. L’âpreté des combats de la côte 304, à l’ombre du mort homme ou la douceur et le calme du petit poste n° 10, sur un front de Champagne étonnamment paisible et la fraternisation à la barbe d’une hiérarchie pathologiquement tyrannique.

Le rendu et la densité du dessin est plutôt bien rendue, mais la dernière étape celle de l’impression reste bien sûr le moment de vérité, pour le dessin. Je tacherai d’être aux épreuves des tirages, pour d’ultimes corrections avant le bouclage fin août.

 

 

La dernière version de la couverture définitive est partie à la mise en page, j’ai gardé la mise en place originelle du rough de départ. C’est vrai que les carnets de Barthas sont le premier récit des classe populaires publié sur cette guerre,  Ils ont en payé le plus lourd tribu

Barthas-couv copie

la continuité se fera sur la C4, ou l’on retrouvera un contrechamps de la scène, vu de l’extérieur de la tranchées, pour saisir pleine face, les visages des soldats à la sortie de la tranchée.

rough_C4

en bonus une vidéo des étapes de la réalisation de la couv… on tâtonne sans jamais être sur de faire le bon choix.

on avance…

 

 

Poster un commentaire

Classé dans PORTFOLIO

en attendant septembre…

des images de la tranchée graphique…

pour quelques jours encore avec Barthas et les seize dernières planches du dernier chapitre de ses carnets de Guerre!


<p><a href= »https://vimeo.com/264279131″>trailer Barthas</a> from <a href= »https://vimeo.com/user83892103″>Trouillot Fred</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

1 commentaire

avril 11, 2018 · 6:53

Quelques nouvelles des tranchées.

Dernière ligne droite pour Les Carnets de guerre de Louis Barthas, un livre dont l’idée à pris forme en 2014 à partir d’une expo très local, et se concrétise par une sortie en librairie en aout prochain, le 30 aout 2018 très exactement.

Il reste à ce jour une cinquantaine de pages à encrer qui le seront d’ici la fin avril, le temps de la mise en page. Il sera temps de sortir de 4 années à poursuivre le soldat Barthas et sortir enfin de la tranchée en cette fin de centenaire de la grande guerre.

A suivre très bientôt des extraits du bouquin.

Barthas-couv_repre-Bis

Poster un commentaire

Classé dans PORTFOLIO

voyage sur l’île continent…

Quelques traces dessinées et rassemblées, d’un voyage sur l’Ile Continent. entre Canal du Mozambique et hauts Plateaux, en longeant la barrière de corail…

Poster un commentaire

Classé dans PORTFOLIO

le dessin pour tenir l’horreur de la guerre à distance.

 

C’est le sujet du très beau documentaire de Vincent Marie et le cœur d’une expo accroché à Alès dans le cadre du Festival itinérance.

https://www.objectifgard.com/2017/03/16/ales-itinerances-guerre-de-14-18-vue-auteurs-de-bd/

« Là où poussent les coquelicots » témoigne du travail de mémoire sensible que font les dessinateurs et la distance que procure le dessin pour évoquer l’effroyable expérience de la Grande Guerre industrielle.  On regarde cette séquence très émouvante de ce simple soldat souriant naïvement  et on éprouve le même serrement de gorge que celui de Tardi dans la solitude de son atelier.

On y retrouve Kris et Mael, évoquant l’extrême  jeunesse d’un soldat assis dans la tranchée. Dans leur très émouvant »Notre mère la Guerre » aux éditions Futuropolis, tout comme Pierre Lemaître l’a fait pour son roman « au revoir là haut », ils ont choisi à travers une enquête sur le  meurtre de trois femmes de nous précipiter au cœur de la tuerie .

couverture-finale-t.1

Il y a Joe Sacco et son dessin foisonnant pour décrire l’offensive anglaise de la Somme de 1916 qui comptent parmi les journées les plus meurtrières de la Grande guerre. son travail a fait d’ailleurs l’objet d’un affichage géant dans le métro parisien.

sacco_0

et d’autres que je découvre avec intérêt alors que je suis moi même à nouveau plongé dans les carnets du soldat  Barthas. Chacun de nous a choisi le dessin pour évoquer Cette séquence historique fondatrice de ce 20eme siècle, que l’historien Eric Hobsbaw a nommé comme celui des extrêmes.

Capture d_écran 2017-03-20 à 16.24.55

http://culturebox.francetvinfo.fr/patrimoine/histoire/il-y-a-100-ans-la-premiere-guerre-mondiale/notre-mere-la-guerre-de-la-bd-au-cinema-le-scenario-de-kris-148357

http://centenaire.org/fr/autour-de-la-grande-guerre/bande-dessinee/reportage/la-fresque-de-joe-sacco-bataille-de-la-somme

 

https://lefredman.wordpress.com/2014/05/30/cest-sur-les-vielles-cicatrices/

A suivre donc…

 

 

1 commentaire

Classé dans PORTFOLIO